Pour les entreprises qui importent leurs intrants et exportent dans la même devise, l’effet du change est en partie neutralisé. C’est surtout sur la valeur ajoutée produite au Maroc que la dépréciation du dirham peut améliorer les marges. Un avantage qui doit toutefois être apprécié à l’aune des coûts logistiques, des tensions de trésorerie et de la pression exercée par les acheteurs internationaux sur les prix.
Dans un entretien accordé à TelQuel, Marrakchi Hakim, Vice-Président de l’ASMEX analyse ces mécanismes et les défis auxquels font face les exportateurs marocains : PLF 2027, crédit de TVA, surtaxes américaines et nouvelles exigences carbone européennes. Au-delà des fluctuations monétaires, son analyse pose une question de fond : comment préserver la rentabilité des opérations à l’export lorsque les coûts augmentent et que les conditions d’accès aux marchés se durcissent ?































