Suite au communiqué de presse diffusé par l’ASMEX pour dénoncer les mesures désastreuses du PLF 2020, touchant le secteur exportateur, un comité de crise a été constitué par l’ensemble des branches exportatrices. Celui-ci s’est réuni le 30 octobre 2019 au siège de l’Association.

Après examen approfondi desdites mesures, le comité de crise reconfirme que le projet de Loi de Finances 2020 présente effectivement des risques majeurs pour le devenir des exportations nationales.

Dans ce cadre, le comité de crise s’inquiète de la rupture de la confiance dans le partenariat public-privé pour l’environnement des affaires au Maroc.

Au moment où les exportateurs s’attendaient à la mise en œuvre des incitations fiscales remises à Monsieur le Ministre des Finances lors des Assises sur la Fiscalité, placées sous le thème de l’équité fiscale, ils se retrouvent d’une manière inéquitable face à l’annulation unilatérale du seul avantage dont ils bénéficiaient.

Faut-il rappeler que cet avantage ne faisait que compenser les surcoûts de facteurs de production et contribuait à faire face à la vive concurrence sur les marchés internationaux.

Les exportateurs marocains n’ayant pas été concertés los de la préparation du PLF 2020 et de l’étude d’impact annoncée, ne peuvent adhérer aux mesures de ce projet.

A l’issue de cette première réunion, le comité de crise a conclu que les exportateurs sont dans la légitimité de demander de surseoir et de reporter, d’au moins 5 ans, l’application de ces mesures.

Le comité urge d’engager des examens et des études approfondies, dans le cadre d’une concertation avec les exportateurs, pour aboutir à des solutions qui ne gêneraient pas le Maroc vis-à-vis de ses partenaires internationaux, mais qui permettraient d’abord de préserver les emplois nécessaires aux équilibres sociaux et les parts des marchés du Maroc à l’international.

L’ASMEX se met immédiatement à la disposition de Messieurs les Ministres en charge des Finances et du Commerce pour lancer les travaux de ces études et examens approfondis et prendre les décisions qui s’imposent pour pallier à cette situation qui menace sérieusement l’investissement et l’exportation à partir de 2020.